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Grande arche inscriptions J.O 2008 Temple Shaolin
Intérêt des arts martiaux internes et des arts énergétiques chinois
La réputation des pratiques de santé et de longévité du taichi chuan et du qi gong n’est plus à faire mais q’en est-il en réalité ? Des évaluations ont-elles été effectuées ; comment comprendre l’action de ces disciplines en prévention voire en complément des traitements médicaux ; quels conseils donner aux personnes qui souhaitent tester ces supposés bienfaits ?
Dans les archives de médecine interne de l’American Médical Association, en 2004, 743 articles font état de bénéfices du Taichi Chuan sur la santé. 79 d’entre eux ont été retenus comme répondant à des critères suffisamment rigoureux. Les domaines cliniques dans lesquels des effets notables ont été relevés comprennent notamment:
-la fonction respiratoire et cardiovasculaire : amélioration de la VO2 max ; réhabilitation après infarctus du myocarde avec amélioration des capacités d’efforts.
-l’équilibre : contrôle de l’équilibre, prévention des chutes.
-la pression artérielle ou la pratique du taichi chuan montre une diminution des pressions systolique et diastolique alors que par comparaison celle de l’aérobic ne favorise qu’une réduction de la systolique.
-le système musculo-squelettique : amélioration de la force musculaire ; augmentation de l’amplitude articulaire et diminution des douleurs arthritiques.
- le psychisme : diminution de l’anxiété et de la sensibilité au stress ; amélioration de la confiance en soi ; diminution des troubles mnésiques, meilleures capacités relationnelles.
-le système immunitaire et endocrinien : augmentation significative des Lymphocytes T ; amélioration de l’équilibre hypothalamo-thyroidien et hypothalamo-gonadique.
Quelques études ont bénéficié d’une randomisation (avec sujets contrôlés tirés au sort) ce qui n’a pas été possible pour les deux tiers environ.
Ces études bien documentées pour la plupart montrent donc de nets bénéfices mais apportent rarement une tentative d’explication des effets observés.
Le principe fondamental commun aux Arts Martiaux Chinois Internes et spécialement en exergue dans le taichi chuan, est la recherche d’une efficacité du geste associée à un minimum de dépense physique. Ceci nécessite un lâcher qui est souvent qualifié de relaxation mais correspond plutôt à une maîtrise du tonus qui exclut les tensions excessives généralement observables dans la plupart des pratiques sportives.
Comme le mouvement est souvent pratiqué avec lenteur, l’acquisition de ce contrôle tonique est facilité.
Il est à noter que dans les pratiques extrême-orientales la progression vers une maîtrise ne se fait jamais à l’aide de la volonté mais au contraire par un entraînement qui tient plus du « laisser faire » que du « vouloir faire ».
La synchronisation qui se produit ainsi entre le rythme des mouvements corporels et le rythme respiratoire tout en renforçant une concentration non tendue a un effet d’harmonisation neurovégétative.
L’effort même s’il paraît modéré lors d’un enchaînement de séquences de taichi chuan (appelé forme ou taolu) est réel et prolongé et pleinement aérobie. Il reste toujours totalement adapté aux capacités de chaque pratiquant quels que soient son âge et sa condition physique.
L’effet bénéfique du taichi chuan sur la pression artérielle, par, exemple, peut s’expliquer par l’association de la lenteur du mouvement qui ralentit la fréquence cardiaque à la diminution des résistances périphériques du fait de la station verticale et des déplacements continus et lents. S’y ajoute probablement une régulation neuro-hormonale. En effet, la stimulation des diverses fonctions physiologiques suit les principes qui régissent la médecine traditionnelle chinoise issue comme le taichi chuan des principes du taoïsme, avec une action ciblée prioritairement sur le pôle reinosurrénalien situé, pour les Chinois, au cœur du principal centre énergétique et gravitationnel appelé Dantien.
Ces observations nous persuadent de l’intérêt du taichi chuan et des arts martiaux chinois internes en prévention ou en complément des traitements des effets du vieillissement entre autre dans le domaine des affections cardio-vasculaires et de l’hypertension artérielle.
FFwushu arts énergétiques et martiaux chinois
Nouvelles aux associations n°97 MAI 2007
Extrait de : « Intérêt des arts martiaux internes et des arts énergétiques chinois »
Hervé Baland, médecin fédéral, pour les Parcours du Cœur, organisés par la Fédération de Cardiologie.
Entrée principale du monastère Shaolin originel
Il est situé sur le mont Song (Songshan en chinois),
une des cinq montagnes sacrées de Chine,
dans la province de Henan
Garde, entrée du monastère Shaolin
